Les 14 hectares du Cambon, en bord de Gardon à Mialet.
En Cévennes comme ailleurs, il devient de plus en plus difficile de s’installer comme paysan·ne. Le premier obstacle a un nom : l’accès à la terre. C’est précisément ce que notre foncière solidaire veut changer — en commençant par la ferme du Cambon.
L’accès au foncier, un enjeu majeur
Acheter une ferme aujourd’hui relève souvent du parcours du combattant. Les prix grimpent, les terres agricoles sont rachetées pour être bâties, boisées ou laissées à l’abandon, et les fermes qui se libèrent partent fréquemment au plus offrant plutôt qu’à celles et ceux qui veulent les faire vivre.
Résultat : des candidat·es à l’installation pleins d’énergie et de compétences se heurtent à un mur, et des terres nourricières sortent peu à peu de l’usage agricole. Sur un territoire comme le nôtre, où l’agriculture paysanne façonne les paysages et la vie locale, c’est une perte considérable.
Notre réponse : faire du Cambon un commun
Plutôt que de laisser une ferme de plus échapper à sa vocation, nous voulons en faire un commun : un bien soustrait à la spéculation, dont l’usage agricole est garanti dans le temps, et qui appartient collectivement aux habitant·es du territoire.
« Un commun : qui appartient à tou·tes, qui concerne tout le monde, à quoi tou·tes ont droit ou part. » (Larousse)
Concrètement, nous créons une foncière sans but lucratif, gérée par des habitant·es, qui achète des terres et des bâtiments agricoles pour les confier durablement à des paysan·nes. La propriété reste collective ; l’usage est partagé et protégé. Personne ne pourra revendre la ferme pour en faire autre chose qu’un lieu vivant et nourricier.
Un projet porté collectivement
Cette foncière n’est pas l’affaire d’une seule personne. Elle réunit plusieurs associations et collectifs du territoire — Cévennes 2050, Fruits Oubliés & biodiversité en Cévennes et Terres Vivantes en Cévennes — regroupés au sein de l’association Cerise, avec l’appui d’un réseau de partenaires de l’économie sociale et solidaire.
Cette gouvernance collégiale est une garantie : les décisions se prennent ensemble, dans la durée, au service de l’intérêt commun et non d’un profit privé.
Le Cambon, premier acte
L’acquisition de la ferme du Cambon, à Mialet, sera l’acte 1 de cette foncière. Avec ses 14 hectares de terrasses et de forêt, ses sources, ses bassins et sa bâtisse de pierre de plus de 300 m², c’est un lieu idéal pour incarner notre projet : produire et transformer, expérimenter, transmettre et accueillir.
Et ce ne sera qu’un début. Chaque ferme préservée ouvre la voie à la suivante. C’est pas à pas, lieu après lieu, que nous voulons redonner au territoire les moyens de son autonomie.
Concrètement, l’opération représente un objectif de 400 000 €, en deux temps :
OBJECTIF TOTAL
400 000 €
1ᵉʳ temps
200 000 €
Achat du terrain et de la ferme du Cambon.
2ᵉ temps
200 000 €
Réhabilitation, aménagement, mise aux normes et investissements.
Comment nous comptons agir
- Donner accès à des terres pour les paysan·nes
- Réhabiliter des logements pour paysan·nes et porteur·euses de projet
- Créer des espaces et ateliers mutualisés
- Développer des formations et des outils accessibles autour de l’autonomie
- Faire vivre une gouvernance collégiale, durable et partagée
Et vous, dans tout ça ?
Un projet comme celui-ci ne peut exister que s’il est porté par beaucoup de monde. Votre don, déductible des impôts, contribue directement à l’achat du Cambon. Et chaque partage fait grandir le cercle de celles et ceux qui croient à une autre manière d’habiter les Cévennes.
← Retour aux actualités